Les origines de la CDRHPNQ
En 1992, suite aux représentations politiques d’organisations de Premières Nations, Métis et Inuits, le gouvernement canadien a mis en place la « Stratégie des chemins de la réussite » et a procédé à la signature d’ententes de cogestion visant à faire participer activement les communautés autochtones du Canada dans la livraison de services en lien avec la formation et le développement de la main-d’œuvre de ces communautés.
En fait, il fut démontré que les populations autochtones du Canada bénéficiaient peu des services du gouvernement du Canada en la matière. Les principaux facteurs amenant un tel constat étaient :
Cette entente a permis aux Premières Nations du Québec de se regrouper au sein de la Commission autochtone de gestion régionale du Québec (CAGRQ), dont le mandat consistait principalement à appuyer le développement, dans chacune des Premières Nations du Québec, d’organisations ayant à assurer, en partenariat avec les autorités de Développement des ressources humaines Canada (DRHC) de leurs régions respectives, la formation et le développement de la main-d’œuvre de leur population.
Ce regroupement permettait également d’offrir un lieu de rendez-vous favorisant les échanges sur les problématiques vécues sur le terrain. Il devenait ainsi possible de dégager des orientations communes. Rappelons ici qu’à cette époque, l’ensemble des Autochtones du Québec était représenté à la CAGRQ.
Cette entente, d’une durée de quatre ans, se solda par des résultats forts positifs et a permis la signature d’un deuxième type d’entente visant, cette fois, à transférer aux Groupes juridictionnels autochtones Premières Nations, Métis et Inuit toutes les autorités nécessaires à la pleine prise en charge de la formation et du développement de la main-d’œuvre de leurs populations respectives.
Les Accords bilatÉraux rÉgionaux
C’est donc en 1996 que les Premières Nations du Québec et Développement des ressources humaines Canada procédèrent à la signature d’un nouveau type d’accord, soit l’Accord bilatéral régional (ABR), dont la particularité était de transférer aux autorités des Premières Nations la pleine juridiction en matière de formation et de développement de la main-d’œuvre autochtone.
Ce nouveau type d’accord amena les Nations autochtones du Québec à modifier leur formule de regroupement mise en place dans le cadre de la Stratégie des Chemins de la réussite. DRHC - région du Québec procéda alors à la signature de quatre ABR au Québec, soit :
Les nations Inuit, Crie et Algonquine veillèrent à mettre en place leur propre structure de fonctionnement. Pour leur part, l’ensemble des Nations autochtones restantes ont décidé de continuer sur la voie amorcée et ont consolidé leur action en modifiant l’acte constitutif de la CAGRQ (Résolution des Chefs de l’APNQL no. 7/98) afin que celle-ci devienne la Commission de développement des ressources humaines des Premières Nations du Québec (CDRHPNQ).
La mission de la CDRHPNQ
Comme le stipule ses Statuts et règlements, la CDRHPNQ est une entité administrative établie par l’Assemblée des Premières Nations du Québec Labrador (APNQL) par le biais d’une résolution des Chefs (Résolution no. 7/98).
La Commission est donc responsable de l’administration des mesures d’emploi et de formation incluses aux accords placés sous sa juridiction par l’APNQL. Elle est également responsable du marché de l’emploi et du développement des compétences des Premières Nations. Chaque membre de la Commission est imputable à son gouvernement de Premières Nations.
Le mandat de la CDRHPNQ
Bien que le mandat principal de la CDRHPNQ soit de promouvoir, favoriser, appuyer et mettre de l’avant toutes les initiatives nécessaires au développement des ressources humaines des Premières Nations, il est bien entendu que la majorité de ses activités a trait à la coordination des mesures de mise en œuvre des accords placés sous sa juridiction et de s’assurer que le gouvernement du Canada et les membres de la Commission se conforment à toutes leurs obligations.
Valeurs organisationnelles
L’intérêt collectif de ses membres
La Commission priorise l’intérêt collectif de ses membres, notamment dans ses réunions et dans les actes qu’elle pose.
Droit d'être entendu
La Commission veille à mettre en place divers mécanismes d’échange permettant à chacun de faire connaître son point de vue.
Soutien aux membres
La Commission offre un soutien à ses membres, notamment en leur fournissant les outils nécessaires à l’accomplissement de leur mission.
Partage de connaissances
La Commission favorise l’accès à une information courante, exacte et de qualité. La Commission utilisera le français et l’anglais dans ses travaux et verra à fournir, lorsque requis, l’interprétation simultanée.
Innovation
La Commission recherche l’innovation.
Transparence
Conformément à sa responsabilité envers ses membres, la Commission gère ses activités avec transparence.
Appui aux Premières Nations
La Commission favorise l’émergence et le développement des Premières Nations dans les activités de la Commission.
Structure de fonctionnement
Vingt-deux organisations locales regroupant au total vingt-neuf communautés représentent l’ensemble des membres réguliers de la Commission. D’autre part, deux organisations indépendantes de Gouvernements de Premières Nations font également partie de la Commission à titre de membres associés, soit le Regroupement des Centres d’amitié du Québec ainsi que Femmes Autochtones du Québec Inc. Le statut des membres associés de la CDRHPNQ est le même que celui détenu par ces derniers à l’APNQL.
La structure de fonctionnement de la Commission étant décentralisée, le rôle des membres est principalement de veiller à exprimer, aux réunions de la Commission qui se tiennent au moins trois fois l’an, les orientations, les décisions et les positions en matière de développement des ressources humaines prises par leurs communautés respectives.
C’est à partir de ces divers points de vue que la CDRHPNQ dégage ses priorités et ses orientations. Rappelons également que la Commission fonde ses décisions sur la base du consensus.
Organigramme de la CDRHPNQ (document PDF)
Statut et rêglements (document PDF)
Statistiques : Nombre de MESURES financÉEs
Année |
Entente régulière |
Entente urbaine |
1999-2000 |
2719 |
443 |
2000-2001 |
3130 |
729 |
2001-2002 |
3443 |
1072 |
2002-2003 |
4638 |
936 |
2003-2004 |
3994 |
727 |
2004-2005 |
4530 |
906 |


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